31/05/2007

Se sont les petites victoires qui permettent de gagner la guerre

Petit à petit, selon ma force de conviction, je fais mon avancée dans le cercle fermé des associés.

Je m’explique : vous êtes nombreux à m’écrire et à m’expliquer ce qui se passe dans vos Cabinets. Je me rends donc bien compte que nous rencontrons les mêmes barrières.
Je crois très sincèrement que ce qui fera la pérennité de nos Départements, c’est notre force de conviction…et pour cela, il faut la garder, la conviction...même si cela ne semble pas tous les jours évident !

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Je me mets à la place d’un collaborateur comptable chargé des questions marketing. En l’absence de résultats concrets et quasi immédiats, il retournera à ses premières amours.
Pour les professionnels du marketing en Cabinet, seul la patience finit par porter ses fruits…Accompagnée bien sur d’actions précises avec, à l’appui, des outils de calcul des retours.

Pourquoi j’écris ça ?

Parce que j’ai initié une réunion avec un des associés cette semaine.
En cette fin de période fiscale, je me suis sentie délaissée pendant une durée plus ou moins longue et avant que cela ne devienne une habitude, j’ai provoqué un échange !

J’ai donc brossé le tableau de ce qui ne me convient pas, tout en apportant des solutions…évidemment !

Et bien, je ne m’attendais pas à ce qui s’est passé par la suite.

Sans dévoiler nos petits secrets :) , la seule chose que je puisse dire, c’est qu’un associé de Cabinet, à partir du moment où vous lui exposez les faits, que vous argumentez et qu’au préalable, votre métier a été intégré convenablement, vous serez forcément écouté !

Nous parlions à la cantine un midi avec les collaborateurs et nous étions d’accord pour spécifier que les Cabinets sont de grosses machines pas toujours faciles à manœuvrer au tac au tac. En revanche, lorsque l’écoute et la bonne volonté sont là, tout est possible.

Certains d’entres vous m’écrivent en étant démoralisé.
Je crois, en dehors du fait que je suis entière, qu’il n’y a que deux cas de figure :

- Soit vous sentez que les associés vous écoutent mais qu’ils sont encore frileux, dans ce cas, persévérez, vous y arriverez.

- Soit vous sentez de la réticence à vos projets et là je pense qu’il ne faut pas perdre votre temps.

Il faut quand même bien voir qu’il existe des conflits d’intérêts entre les associés eux-mêmes et que votre présence peut déranger.

J’ai rencontré un homologue qui se retrouve ficelé entre les désirs d’une partie des associés et les désirs opposés de l’autre partie. Je ne comprends pas pourquoi cette personne est toujours en poste. Le travail est trop lourd, ce marketeur n’aura jamais gain de cause !

41 % des Cabinets qui voient une opportunité dans l’ouverture de la communication ne sont pas tous dotés d’un responsable marketing…c’est peut-être le moment de profiter de ces opportunités avant que le marché ne soit saturé ;)

La route est encore longue pour nous au sein des Cabinets et seuls les plus tenaces réussiront à construire des Départements pérennes.

PS : Dans la mesure où certains Cabinets investissent en temps et en ressources (humaines, financières…), laissez la chance aux personnes que vous avez recruté et dont le métier consiste à analyser le vôtre. Ecoutez les, même si certaines idées peuvent vous sembler décalées ou déplacées.

Seul l’échange avec les associés permet au marketeur de tracer LA voie royale vers la croissance !

J’en reste convaincue !

28/05/2007

Axessit : l'agence de communication spécialiste des avocats

Je remercie Frédéric AZNAR, directeur de l’agence Axessit, pour avoir relayé mon blog sur le site de son agence de communication.

Axessit, agence spécialisée dans la communication des professions du droit, publie bon nombre d’informations concernant les professions réglementées sur le site http://www.lexity.fr .

Bonne lecture!

16:55 Publié dans Veille | Lien permanent | Commentaires (2)

24/05/2007

Comme une bleue !

On a beau travailler dans le marketing et connaître les techniques employées, on n’en reste pas moins un consommateur…

Et un con-sommateur en l’occurrence :)

Hier matin, à la suite de grognements gênants émanent de mon estomac, je me suis rendue à la machine à grossir, euh..., à friandises.

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Sur l’emballage d’une barre chocolatée, je vois inscrit en gros « 50 000€ » à gagner sans obligation d’achat (ça ne vous rappelle rien ? :)).
Ayant en général une chance de pendu, je me suis persuadée que j’allais préférer cette barre (que je ne consomme jamais) à ma bonne vieille gaufre au chocolat cellophanée.

J’introduits donc ma menue monnaie dans le distributeur et me voilà partie dans l’aventure, prête à devenir célèbre grâce à ma gourmandise.

C’était mal connaître les gens de mon espèce ;) !

Une fois la friandise consommée, je regarde dans l’emballage à la recherche des mots « vous avez gagné » ou « perdu »…Et là SURPRISE !!

Et bien oui, j’aurai du y penser puisque j’épluche chaque campagne émanant des marques de référence...Et ça fait un moment que ça existe en plus !

> Je devais soit remplir un formulaire sur Internet, et dire adieu à ma boîte mail qui aurait été submergée de newsletter inutiles, soit envoyer un sms et payer une fortune pour m’entendre dire « vous avez perdu »…

Qui a dit que la gourmandise était un vilain défaut ?

12:09 Publié dans Anecdotes | Lien permanent | Commentaires (2)

22/05/2007

Réponse à vos commentaires

Le trio infernal

Réponse au commentaire d’Electron Libre

Commençons par le commencement :

Si je schématise, le marketing arrive en amont de la fonction commerciale par le biais de l’étude de marché, de la définition de l’offre, de la définition du prix, des moyens de communication à mettre en œuvre, des moyens de commercialisation à mettre en œuvre, etc.

Le commercial commercialise ( :)) ensuite l’offre ainsi définie à l’aide des outils de communication (plaquettes, fiches produit, etc.) réalisés soit par le Département Communication, soit par une agence de communication. Les informations contenues sur ces outils sont, généralement, définies par le Département Marketing.

Je vous épargne les différents types de marketing, je me contenterais d’évoquer le marketing dans sa GRANDE généralité. (Ne connaissant pas vos profils – plus comptable ou plus marketing - , cela permettra à tous de comprendre mes propos).

Une fois le produit vendu, le marketing reprend le relais par le biais des outils de fidélisation.

Voilà, grossièrement brossé, le tableau du fonctionnement de ces Départements.

Donc pour reprendre le fil de la réponse, si la personne chargée des deux métiers (commercial et marketing) possède une expérience de vente solide, elle bénéficiera de la connaissance du comportement de ses clients, des techniques à utiliser, des problématiques rencontrées, etc, et jouera son rôle de marketeur en bonne connaissance du terrain.

C’est d’ailleurs pour cette raison que j’écris régulièrement que les associés sont les meilleurs marketeurs puisqu’ils connaissent chacun de leurs clients…et donc peuvent définir la meilleure approche.

Dans une petite structure, je pense que l’organisation que tu décris (marketeur=commercial) est idéale. La vision du consommateur ou client est complète, le savoir plus pointu (même si cela semble paradoxal) puisque le commercial connaît son marché, côtoie son marché, comprend son marché. Il peut donc mieux l’analyser.

C’est d’ailleurs pour cette raison que le recrutement d’un marketeur se fait essentiellement sur son expérience en vente…(ou du moins c’est ce que j’ai remarqué lors mes entretiens de recrutement au sein de grands groupes mais également de PME).

Encore faut-il que le markecial ou commerteur :) puisse organiser son temps convenablement entre les deux fonctions.
Le problème c’est que le commercial partage déjà son temps entre la prospection, les visites clients et les actions de fidélisation…

Cela est donc difficilement concevable pour une grosse structure.

Je dirais même plus (comme dirait Dupont, à moins que ce ne soit Dupond), le marketing est lui-même morcelé en de nombreux métiers bien distincts, souvent au sein de très grosses structures.


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Le mélange marketing et commercial peut donc sembler une ineptie pour les marketeurs issus de ces géants, mais je pense que lorsqu’un professionnel réussi à comprendre et à jongler entre les facettes de ce trio infernal (marketing, commercial et com’) et a pu bénéficier d’expériences au sein de ces métiers, sa connaissance du processus de vente – de l’étude du marché en passant par la définition de l’offre, sa commercialisation jusqu’à la fidélisation – constitue alors un fort atout. Il peut se spécialiser en connaissance de cause. Il comprendra ce qui se passe en amont et en aval de son poste.

Voilà la réponse que je peux t’apporter au regard de mon expérience. Comme à chaque post, je suis ouverte à tout complément de réflexion.




Gigi, c’est toi là-bas dans le noir ?

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Réponse au commentaire de Dav

Bonsoir Dav,

Je te remercie pour l’information concernant les sondages.

Pour ce qui concerne ce blog :

Euh…Oui puisque j’ai abordé le sujet avec certains et je sais que je suis lue au moins par l’un d’eux.

Tu sais, j’attendais cette question et je sais que la profession comptable est régie par une forte culture de la confidentialité. Mais il ne faut pas confondre confidentialité par rapport à la clientèle et respect de données concurrentielles.

Je ne donne pas d’informations confidentielles, tout ce que je note peux et est lu –en toute logique – par nos confrères. Tu te doutes bien que je ne me contente pas d’avoir dessiné une plaquette…

De la même manière que je participe régulièrement à des échanges avec mes confrères dans le cadre de différents cercles professionnels…Je n’expose ni plus ni moins mon Cabinet sur ce blog.

Ce qui m’amène à une autre remarque. Le sujet de ce blog n’est ni mon Cabinet, ni notre stratégie. Je souhaite simplement échanger sur un sujet qui intéresse de nombreux Cabinets.
Depuis que je décortique l’actualité et que j’analyse la démarche à l’aide de vos commentaires, le nombre de lecteurs a été multiplié par 8…

La base du marketing, pour moi, c’est la veille. J’ai besoin de lire des revues, de me rendre à des conférences, d’échanger avec d’autres professionnels, de lire des blogs sur le marketing…Parce que dans notre métier nous possédons chacun un morceau de vérité. De part notre analyse vue au travers du prisme de notre expérience, nous nous apportons mutuellement un élément de réponse à nos questions.

Je n’ai jamais écrit sur mes précédentes expériences et je ne souhaite pas écrire sur mes futures expériences non plus. La raison ?

Cette expérience est unique. Il est rare de se trouver au bon moment au bon endroit et de voir naître un métier au sein d’une profession. Je trouve important d’échanger nos points de vue sur ce sujet et surtout, cela fait partie intégrante de ma démarche au sein du Cabinet.

En revanche, lorsque je quitterai ce poste, je n’aurai plus de raisons d’échanger. Je souhaite pour la suite un poste dans lequel je serais moins "isolée". Je ne me vois pas continuer à long terme à être la seule qui parle mon langage :) …

Donc :

Innovation au sein d’une profession (innovation qui touche toutela profession comptable) + Isolement de mes pairs de part la spécificité que j’acquiers = intérêt de partager sur un blog

Retour à un poste « classique », tout aussi génial qu’il sera = je ne recherche pas la notoriété

21:05 Publié dans aparté | Lien permanent | Commentaires (2)

16/05/2007

Ce qui me passionne dans le marketing

Un jour, un ami m’a demandé ce que j’aimais dans le marketing et pourquoi mon travail me passionnait.

Je crois que cela peut se résumer en ces mots : l’intérêt pour les Hommes et leur mode de fonctionnement.

Le marketing n’est ni plus ni moins l’art d’analyser le comportement des gens et d’en extrapoler des actions de séduction.

Même si personne n’est pareil, au cours de mes diverses expériences en vente, qu’elles aient été BtoB ou BtoC, force est de constater que le consommateur reste avant tout un individu. Tout comme votre entourage est constitué de gens foncièrement différents, vous avez sans doute remarqué que vous pouvez tout de même les « classer » selon un certain nombre de critères. (les bons vivants, les éternels insatisfaits, les cocoons, les bobos…ah tient, bizarre, on retrouve une catégorie utilisée par les marketeurs !, etc.).

Et bien le marketing c’est pareil. Plus j’observe les gens, plus je les analyse et mieux je comprends leurs attentes, leurs besoins plus ou moins exprimés ouvertement, etc. Plus j’analyse les campagnes de communication dont nous sommes bombardés et mieux je comprends les cibles concernées et mieux je comprends la culture de la marque.

…Cela peut sembler surprenant mais le marketing, pour moi, c’est avant tout une histoire d’amour. Une histoire d’amour avec les produits, les services, les marques ; Une histoire d’amour avec l’art de la plume, la rhétorique, l’humour, l’ironie ; Une histoire d’amour avec le contact humain ; Et enfin une histoire d’amour avec le client, l’envie de l’aider, de lui trouver une solution.

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Oh…je sais que cela semble très naïf…Mais le loup du petit chaperon rouge ressemblait bien à une grand-mère inoffensive non ?!

Pensez-vous vraiment que les « jeu gratuit sans obligation d’achat » ne vous engagent à rien ? Pensez-vous vraiment que « vous le valez bien » ? Pensez-vous vraiment que où que vous soyez, « vous avez un ami dans l’immobilier » ?

Peut-être regarderez-vous d’un autre œil les actions de street marketing désormais ou écouterez-vous différemment votre spot publicitaire préféré le matin dans les bouchons …

:)

PS : Cela dit, j’aime vraiment le marketing pour toutes ces raisons, mais quel bonheur de trouver le mot juste qui séduit le consommateur !

Que mes mots ne soient pas déformés : je parle ici de marketing et non de techniques de vente. Cela signifie que je parle d’analyses, d’images et de mots et non de relation commerciale ou de contact clients.
Attention à ne pas mélanger les techniques de vente parfois discutables qui peuvent être employées dans certains secteurs d’activités ou encore le baratin que peuvent vous proposer certains vendeurs sans scrupule avec le marketing :
Le marketing a pour vocation d’analyser la clientèle afin de trouver les bons produits ou services, pour la bonne cible et de proposer des outils d’aide à la vente efficace (je simplifie ici volontairement).

15/05/2007

Petit partage entre amis

Dans le cadre de mes pérégrinations, j’ai rencontré un interlocuteur qui m’a dit deux choses à propos des Experts Comptables :

- L’Expert Comptable est vu et vécu comme "un mal nécessaire" par ses clients

- Les Cabinets avancent tellement de compétences variées qu’on ne sait finalement plus quel est leur cœur de métier

Ce n’est pas la première fois que j’entends une de ces deux remarques…Alors, à vos stratégies !

10/05/2007

Sondage Ifec

J’ai été étonnée ce matin lors de ma revue de presse quotidienne de tomber sur un sondage en cours, organisé par l’IFEC.

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La question est simple et sans ambiguïté :
« Estimez-vous que l’ouverture de la communication aux Commissaires aux Comptes et aux Experts Comptables constitue pour votre activité plutôt une opportunité ou plutôt une menace ? »


Le résultat indique que 59% des Cabinets qui ont répondu à l’enquête estiment que cette ouverture constitue une menace pour leur activité…Euh 59% de combien ?

C’est bien comme sondage…Mais je serais curieuse de connaître le profil des Cabinets participants : Quel est leur taille en CA, en effectif ; quel profil de Cabinet a répondu de façon positive, quel profil pour la réponse négative…

Et surtout, je serais curieuse de connaître les raisons pour lesquelles cela semble constituer une menace.

Quoi qu’il en soit, je trouve ce premier résultat très représentatif de la lente évolution des mentalités face aux métiers du marketing et de la communication…mais la segmentation me semblerait également pertinente à réaliser afin de mieux cerner les attentes de chaque typologie de Cabinet. A force de répéter que les mentalités évoluent doucement, nous risquons de nous mettre des oeillères…Il existe pourtant de plus en plus de Cabinets qui s’essayent à cet exercice…
Et finalement, 41% de Cabinets qui considèrent cette ouverture comme une opportunité, c'est déjà un bon résultat...

Si j’étais ironique, je dirais que les Cabinets qui considèrent la communication comme une menace, ne constituent pas, eux, une menace pour ceux qui y voient une opportunité…

Cela dit, ne connaissant pas les arguments de ces Cabinets, cette remarque n’est qu’un trait d’humour.

Si parmi vous se trouvent des Experts qui considèrent l’ouverture du code de déonto sur la communication comme une menace, je serais intéressée de pouvoir recueillir leurs arguments.

J’ai déjà rencontré des Experts qui, travaillant seuls, y voyaient un moyen pour les Cabinets de taille moyenne de pouvoir bénéficier d’une meilleure visibilité à leur détriment. Je peux comprendre cet argument. Mais je souhaiterais pouvoir creuser un peu.

L’argument choc d’une de ces personnes était de dire que le temps manquait aux petits Cabinets. Je suis bien d’accord mais j’ai rencontré cette personne lors d’une intervention concernant « la mise en place de la communication au sein des Cabinets »…lorsqu’on a le temps de participer à des demi-journées consacrées à ce thème, je trouve dommage de ne pas faire l’effort d’en consacrer deux ou trois de plus par mois afin de pouvoir passer à l’action…

Encore une fois, ce n’est que mon point de vue et je ne suis pas comptable.

Je vous laisse le soin d’échanger sur le sujet si cela vous semble intéressant.

Deux notes pour le prix d'une :)

Réponse au commentaire d’Electron Libre (Electron Libre : en gras)

Difficile de faire comprendre à des gens que le monde évolue et que les "prés carrés" vont disparaître, que les professions réglementées vont perdre de leur prérogative et que seul, la compétence sera reconnue avec un couple "prix / qualité / service" qui sera l'élément décisionnel.

A leur décharge, passer de la position de notable, profession privilégiée, profession libérale réglementée à celle d’une profession comme toutes les autres ne doit pas être facile à appréhender.

Mon passage dans un grand groupe, m'a fait comprendre (et oui) qu'une entreprise c'est un tout avec différente fonction qui s'imbrique ( pas grand chose de novateur) sauf que chaque être humain ne peut pas répondre à toutes les fonctions de l'entreprise. chaque cerveau est structuré de facon différente (formation scolaire éducation, expérience diverse, événements de la vie). Et que chaque fonction demande des dispositions différentes .

Je pense effectivement que le passage en entreprise et même différents passages dans diverses entreprises permettent de mieux comprendre le rôle de chaque métier, de mieux comprendre les conflits d’intérêts au sein d’une structure, d’acquérir une vision riche des différentes problématiques marketing possibles … Je trouve également primordial de connaître les principaux secteurs d’activité tels que banque/finance/assurance, informatique, automobile, communication/publicité afin d’appréhender chaque cas marketing rencontré avec des références fortes.

Tout cela pour dire un expert comptable (sauf exception) ne serait jamais un créateur (comme peuvent l'être les marketing, un négociateur', ce n'est pas limitatif)


Oui mais c’est bien dommage, je persiste à dire que ce sont eux les meilleurs marketeurs car ils connaissent le mieux leur Cabinet et leur marché.


Au fait avec un peu d'humour combien de dirigeants de cabinet ont su écrire leur startégie globale noir sur blanc et mettre les outils pour suivre l'évolution au moins un bon coté de L'ISO


C’est vrai, je conçois que tout n’étant jamais linéaire, une politique d’entreprise est amenée à évoluer. Mais évoluer signifie qu’en amont, les grandes lignes ont été tracées…Alors, partager avec vos marketeurs :)

Le temps passe vite

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Il y a 1 an, j’étais présentée aux collaborateurs du Cabinet comptable qui me fait actuellement confiance. Ils étaient en pleine période fiscale. 1 an après, toujours la même période fiscale mais aujourd’hui les collaborateurs ont compris mon rôle et ils se sont impliqués dans la démarche marketing de leur Cabinet. Quant aux associés, de grands pas ont été faits, j’espère que le temps nous permettra de continuer à avancer, voire si possible, d’accélérer le pas. Malgré les données de départ difficiles essentiellement liées à la nature réglementée du métier, le bilan est positif. Encore quelques efforts et nous abattrons le mur des mentalités.

04/05/2007

Stratégie générale et stratégie marketing

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Une réflexion m’est venue aujourd’hui, concernant le lien entre la stratégie du Cabinet et la stratégie marketing.

Je trouve, pour échanger avec mes homologues, que bon nombre de Cabinets refusent, omettent ou ne pensent pas :) à exposer leur stratégie générale à la cellule marketing.

Cela peut se comprendre par les diverses raisons déjà évoquées au fil de ce blog, en revanche, j’essaye de trouver les arguments qui peuvent faire mouche afin de débloquer cette situation.

Il est important, voir véritablement primordial, pour nous marketeur, de savoir où nous devons aller afin de mettre les moyens adéquates en œuvre pour atteindre l’objectif fixé.

Il est également très important, en interne (collaborateurs) et en externe que chacun puisse voir une cohérence dans les actions du Cabinet.

Cela contribue à construire une image solide puisque le client peut nous identifier et comprendre facilement notre positionnement marketing (même si bien sûr, il ne le formule de cette façon ;))

Cela le rassure, il sait où il met les pieds.

Concevoir et réaliser diverses actions sans cohérence revient à se vêtir d’un costume de marque tout en étant chaussé de sandales en plastiques (je ne peux pas dire de baskets puisque cette mode à fait rage il y a 4 ans :))

De plus, il est particulièrement frustrant pour un marketeur de ne pas pouvoir mesurer les retombées de ses actions puisque sans stratégie précise il n’est pas évident de comprendre quelle action a donné telle image ni quelle action a permis à ce prospect de franchir la porte (à moins de le lui demander).

C’est un peu comme si le groupe Bouygues proposait la totalité de ses métiers dans un même spot publicitaire.

A la fin, vous n’avez toujours pas compris si vous devez ou non vous sentir concerné.

Contrairement à une marque de chocolat qui dit « le grand kinder pour les grands enfants ». Et bien là, je me sens concernée !

Voilà la réflexion du jour :), je la reprendrais sûrement plus tard, car cela concerne l'efficacité même de nos Départements.

Bon week-end à vous.

Aparté Electron libre : citation très représentative, en effet, d'un certain nombre situations!

27/04/2007

Faut qu'vous raconte!

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Je viens d’obtenir l’étiquette d’extrémiste de la déontologie par un des associés !

Moi, Elodie, qui écris des posts en expliquant aux professionnels d’une profession réglementée, qui exercent le marketing, ma vision selon laquelle il est souhaitable de s’extraire des normes afin d’acquérir plus de liberté dans leur démarche !

La profession comptable déteint sur moi :) !

Et vous comment composez-vous avec le code concernant vos démarches en communication ?

24/04/2007

Le duo marketing/comptabilité est-il gagnant ?

Bonsoir,

Ce post est une réponse au commentaire très intéressant d’électron libre. Comme pour le précédent post, les extraits de son commentaire sont en gras. Pour le commentaire entier, vous pouvez vous reporter à la rubrique commentaire.

Par contre, je m'interroge sur les "services" à proposer.

Ils sont souvent déjà en concurrence avec des prestataires conseils tel que notaire et banquier pour le patrimoine, assureurs pour les retraites.

Il y en à sûrement d'autres

Notre véritable avantage c'est de très bien connaître nos clients

Nous avons pratiqué au sein du groupe une enquête satisfaction clients. Ils sont en grande majorité très contents de la prestation et du suivi par les collaborateurs.


Mais tous reprochent le coût des honoraires, car ils n'ont pas conscience du travail fourni et des vrais de structures.


Je suis bien d’accord avec toi.
Je pense que les marketeurs en Cabinet doivent mettre l’accent sur « l’emballage » du service afin de matérialiser nos efforts et de justifier les honoraires. Mais n’y voit pas de contradiction avec mon précédent post puisque je ne dis toujours pas que l’emballage doit constituer notre priorité mais juste un soutien lors de nos ventes.

Pour ce qui concerne notre mise en concurrence, je rentrerais dans de la stratégie marketing…Je peux juste te dire que je ne suis pas tout à fait d’accord avec toi. Mais effectivement, nous avons un atout de taille, la connaissance de nos clients.


LA question qui me vient c'est de savoir à quel point un client est capable de payer "une tranquillité et un relationnel serein"

Combien faut cela????


Pour te répondre je prendrais différents exemples.

Chaque jour si tu analyses ta consommation, tu payes des biens ou des services plus cher uniquement pour avoir des « plus » non quantifiables.

Lorsque tu achètes un produit en lingette par exemple, tu le payes plus cher qu’un produit en spray mais tu acceptes le prix puisque l’argument choc est la praticité.

medium_à_suppr1.jpgOutre les lingettes, les compotes en petites gourdes sont un bon exemple également. Tu payes non seulement la compote mais également l’emballage et sûrement le courageux qui a ramassé les pommes !!!! Le prix de ce produit au kilo est exorbitant ! Mais, le consommateur achète le côté pratique.

De même pour les soupes déjà prêtes comparées aux prix des légumes, des baguettes précuites à faire au four comparée au prix chez ton boulanger, et pour revenir dans le cadre des services, à ton billet d’avion acheté tout prêt auprès d’une compagnie à bas prix.

medium_à_suppr2.jpgPour la petite histoire, je vais partir à l’étranger dans quelques semaines et dois faire une escale dans le pays en question. J’ai acheté en France l’aller jusqu’à ma ville d’escale puis sur place (euh…depuis mon canapé) le vol intérieur. C’est sûr qu’il aurait été plus confortable pour moi de contacter une agence de voyages sur le web qui m’aurait proposé mon parcours complet mais j’ai économisé 100€ ( !!!) en me débrouillant seule…Si j’avais privilégié ma tranquillité, j’aurai payé le service !

Encore une fois cela dépend de la typologie client et de leurs attentes.

De même pour le séminaire de mon Cabinet, j’ai économisé un max en m’occupant de la location de la salle, du traiteur, de l’animation, sans passer par un presta externe. Je le sais car j’ai demandé un devis… Je me suis étouffée !


Le prix du service clients est très élevé mais il existe un marché pour ces services. Le tout est de savoir si tes clients se situent sur ce marché. Dans le cas contraire, soit tu cibles autrement, soit tu adaptes ton offre.

Et n’en déduis pas que ton client TPE préfèrerait payer ton service moins cher…Bien au contraire… ! Mais je préfère garder l’analyse de la clientèle pour mon Cabinet :)


A nous de tirer les conclusions de ces exemples.


De retour depuis plus de 6 mois dans la profession, j'ai du mal à voir les bonnes pistes à suivre même s'il y a du travail au niveau de la clientèle et un beau potentiel de développement.

Tu sais, il y a deux personnes qui ont marquées ma vision de marketeur.

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La première était un prof de marketing qui nous disait qu’un bon marketeur était celui qui réussissait à extrapoler les réussites de domaines différents du sien afin de les appliquer à son marché. Cela permettait une démarche novatrice sur le marché cible, puisque jamais essayée, et assurait la réussite puisque la démarche avait déjà été testée sur un autre marché.

La deuxième personne est un blogueur. Tu peux aller consulter son blog via le lien «chroniques nécronomiques » à gauche de ma page. J’aime beaucoup ses idées parce qu’il a réussit à acquérir un point de vue objectif, dénué de tout propos suivants une quelconque mode. Son analyse du marketing constitue une référence pour moi parce que je pense sincèrement qu’ un bon marketeur doit réussir à sortir des vagues en vogues ;)

Je suis sérieuse, je pense que nous devons prendre un maximum de recul afin d’éviter de nous limiter nous même.

Lorsque tu dis que tu sens par moment ne pas trouver de bonnes pistes, je comprends ! Je suis dans ce cas des fois. Mais si je prends le recul nécessaire pour ne pas tourner en rond, je m’aperçois que les principales barrières, alors là je parle pour moi, sont érigées par la différence de mentalité entre les associés et moi.
Oh ! Aucune ironie ni péjoratisme (ça existe ça ?) dans ce que j’écris.
Mais force est de constater que nous n’avons pas les mêmes repères en matière de métier.

Du coup, le marketing est vu comme une activité annexe ne rapportant pas d’honoraires et la majorité des idées qui pourraient être exploitées sont souvent reléguées au second plan.

En revanche, j’ajouterais qu’ils sont les premiers à pouvoir nous diriger puisqu’ils connaissent parfaitement le portefeuille du Cabinet…En théorie, les meilleurs marketeurs ce sont eux !


Et les produits proposés sont souvent des "one shot" de type bilan retraite analyse assurance patrimoine et hormis les tableaux de bord qui sont récurrents.

Bah, oui et non. Je vois le one shot comme étant soit une offre très chère, soit une offre à très forte marge qui te permet de faire un max de fric tout en sachant que tu ne pourras plus proposer d’offres similaires.
Au fait, j’espère quand même que vous gardez vos clients d’une année sur l’autre ! :) Oui, je suis incorrigible je sais.

J’ai compris ce que tu voulais dire. Non je ne suis pas d’accord. Notre relation se construit d’année en année et nous avons tout intérêt à ne pas faire de one shot justement. D’ailleurs le turn over client en Cabinet est très faible généralement. Du coup, il faut jouer avec le temps dont nous disposons avec nos clients pour les informer de nos activités et échanger avec eux sur le sujet des honoraires mais…je te l’accorde, qui prend le temps ? Qui en a envie ? Qui en comprend la nécessité ?

Je suis bien mal placée pour effectuer cette démarche. Pour grossir le trait, en dehors du « débit/crédit » je ne possède aucune technique comptable. Et un collaborateur comptable ? Ca pourrait être une bonne démarche, encore faut-il les sensibiliser à cette facette de leur métier…Parce que oui ! Maintenant il s’agit d’une facette de leur métier !


medium_asupr4.jpgJe pense qu'il faut comme tu le dis accompagner les dirigeants dans d'autres domaines (autres qu'administratif) mais qui a ce genre de compétence au sein des cabinets hormis les "big"

Les Cabinets de taille moyenne cherchent de plus en plus à s’entourer de compétences variées. Je pense que ces approches complémentaires font la richesse de ses Cabinets.

Déjà au niveau de la gestion, combien d'experts ont déjà vécu l'entreprise de l'intérieur (sauf les dirigeants de cabinet, très souvent conscients à juste titre des manques)

Sans doute. Pour ma part je dirais seulement que l’intérêt et le crédit qui nous est accordé est minimisé par cette non connaissance de nos métiers et des secteurs d’activités qui leurs sont liés. Je suis bien d’accord que la non connaissance de la vie d’une entreprise présente sur un marché concurrentiel minimise notre crédibilité et la nécessité de nos travaux.

Pour ce qui est de nombre d’experts ayant déjà vécu l’entreprise de l’intérieur, je n’ai pas d’avis sur le sujet et cela n’enlève en rien leur connaissance des rouages de l’entreprise, bien au contraire. Seul l’aspect management me semble à milles lieues de ce que j’ai connu, et pas forcément qu'en négatif!


C'est pour ça que des personnes comme toi et moi sont recrutées.

Je sais…Je complèterais, sans connaître ta situation, en disant que la majorité des Responsables Marketing en Cabinet que je connais sont tous jeunes, sortis des écoles depuis peu et rencontrent les même obstacles. Pourquoi ? C’est simple :

J’ai été recrutée jeune, j’avais 25 ans, je parais jeune également et je pense que ce choix a été fait, outre mon expérience et les critères classiques de recrutement, parce que je permets au comité d’associés de conserver leurs prérogatives.
Malgré mon ambition et ce que je montre de mon caractère sur ce blog, il faut quand même voir que j’y vais avec tact et patience. Je ne pense pas que jouer les baracouda m’aurait permis de partager mon métier avec les associés.

Mais mets-toi en situation, en qualité de marketeur senior, et demandes-toi si tu pourras avoir la même patience, conserver la même envie et la même passion (je suis passionnée par mon métier, je pense que ça fini par se voir) malgré les obstacles que tu ne peux pas contourner puisqu’il s’agit d’une différence fondamentale de vision, etc…Je sais que je ne réussirais pas ! J’ai trop envie d’avancer sans attendre une éventuelle prise de conscience. Ou alors, je n’aurais plus la même patience dans mon approche, c’est certain.

A moins de casser le mur et de voir ce qui se passe derrière, mais je ne suis pas pour ce type de collaboration.

D’ailleurs quels types de rapport entretiens-tu avec le comité des associés ?

medium_àsuppr5.jpgQuand on regarde les banques, on voit qu'elles ont vite fait le tour. J'aime me comparer à cette profession car leur typologie est assez proche de la notre.

Elles ont restructuré leur réseau, fait les économies d'échelles liées à l'informatique, captées et développées un maximum de produits annexes. puis ce sont dirigées vers l'assurance.

Et bien sur des regroupements pour avoir une répartition de clientèle plus homogène pour au final faire fortune en réalisant des bénéfices très confortables sur domaine précis l'activité de conseils en fusion acquisition ou activité de trading.


Au risque de passer pour une bille, je ne suis pas au fait de leurs offres. J’ai travaillé dans un grand groupe bancaire mais du côté commercial BtoC. Je ne connais donc pas leur démarche marketing si ce n’est en décortiquant leurs pubs et les pratiques de mon banquier et de mon assureur lorsque je me déplace pour les rencontrer (déformation professionnelle oblige ;) ) mais c’est tout.

L’avantage que nous avons par rapport à eux, je pense, c’est que nous proposons des services liés les uns aux autres… et pour lesquels nos ressources sont internes…à méditer :)

19/04/2007

Stop aux normes !

Bonsoir,

Je réponds par note à un commentaire fort intéressant qui a été posté ce midi.

Pour ceux qui me pratiquent depuis quelques temps maintenant, vous savez que je ne mâche pas mes mots. En revanche, n’y voyez aucune approche négative, j’aime juste dire ce que je pense. (et là, dès les premières lignes, électron libre se demande ce que je vais bien pouvoir rédiger :) )

Tout d’abord, merci de ce commentaire qui ouvre sur un débat fort intéressant.

Je vous propose donc de réagir ligne à ligne, le commentaire d’électron libre étant en gras.


"Une marque mais une marque généraliste

Et les efforts qu'a fait toute la profession pour obtenir une uniformité dans la qualité des dossiers, a produit une prestation basique sans réelle valeur aloutée."


Si effectivement tous mes confrères voient les choses de cette manière, alors j’applaudis des deux mains et attends que leurs clients viennent nous consulter…

Je vous l’ai dit, je suis assez ironique.

Tu as raison électron libre mais tu oublies l’aspect marketing. Les études marketing sont faites pour ça, elles permettent d’analyser le marché, le portefeuille clients, etc et d’en déduire l’élément de valeur ajoutée qui permettra à un produit de faire la différence.

medium_mobile.2.jpgExemple : mon tel portable est tombé en panne il y a deux semaines. Ayant le caractère moins bien fait que la figure, je me suis déplacée dans une boutique et j’ai expliqué mon cas au vendeur…de manière assez sèche, l’opérateur en question cumule les problèmes sur ma ligne.
Pour l’avoir déjà vécu, un vendeur lambda m’aurait donné le service que tout vendeur quelque soit l’opérateur doit offrir. Ils ont tous des normes similaires en la matière.
J’en serais donc ressortie sans doute satisfaite mais tout autant déçue de leurs prestations.

Or, j’ai eu la chance de tomber sur BON vendeur qui m’a offert de la valeur ajoutée : il a pris 45 mn de plus pour transférer l’ensemble de mes numéros de téléphone, qui n'entraient pas sur une puce de taille normale, via je ne sais quel procédé, puis m’a montré comment nettoyer mon répertoire afin d’éviter dorénavant les doublons, voir les numéros en trois ou quatre exemplaires.

Cela parait ridicule mais je ne suis pas douée avec ces petites bêtes parce que cela ne m’intéresse pas et au final, en 48H j’ai reçu un nouveau téléphone sur lequel tout mon répertoire avait été transféré PROPREMENT.


Dans ce cas précis, la VA a été le service. Il n’était pas obligé de perdre 45mn pour trouver la solution qui lui permettrait de transférer mon répertoire. Surtout un répertoire dans lequel les numéros étaient souvent en triple ou en quadruple ; d’ailleurs, soit dit en passant, à cause de changements de téléphones au cours desquels le vendeur ne s’était pas autant fait ch…


"QU'est ce qu'un dossier "bien fait" pour un client????

Le seul jugement étant lorsque le client a un controle fiscal et encore cela dépend de la "performance de l'inspecteur" ou si l'entreprise a un CAC."


Un dossier bien fait ne veut effectivement rien dire. Pour avoir réalisé de la saisie chez un big et voir comment cela se passe dans mon Cabinet…non, vraiment, aucune différence !

Mais là, tu te confère aux normes et aux moyens de vérifier que le Cabinet les a suivies convenablement.

Si je passe en mode « hors normes » :

Un dossier accompagné d’une bonne dose de conseil peut faire la différence !

J’ai initié un débat un jour à la cantine de mon Cabinet autour de ce concept de conseil au sein de notre métier (ou votre métier, finalement, ce n’est toujours pas le mien, bref). Et bien, je suis contente du résultat ! Même au sien d’un même Cabinet, les avis diffèrent…bah oui…Cela dépend de la typologie du portefeuille et donc du besoin du client.

D’où mes remarques fréquentes concernant le fait que nous ne sommes pas des faiseurs de bilan (vision normée) mais nous sommes devenu un métier de conseil et donc de valeur ajoutée (vision hors norme). Et d’ailleurs cette remarque est de plus en plus fréquente au sein de clubs dédiés à l’expertise comptable.
Je n’invente donc pas la roue en disant cela, mon métier consiste juste à trouver de nouvelles applications à l’aide des réflexions de professionnels de votre métier.(oula je ne suis pas claire :))

medium_coach.2.jpgExemple : De la même manière qu’un coach sportif à domicile par rapport à une salle de sport. Le seul service que la salle de sport vous rend, elle vous le rendra au premier rendez-vous : vous peser et vous dire que vous êtes gros ! Même à moi ils me l’ont dit (je cite : « vous avez 1kg 700 à perdre », cela m’a fait une belle jambe au prix de l’abonnement ! ) !

Un coach sportif vous dira certainement que vous avez du poids à perdre mais il vous expliquera également la raison de vos rondeurs, le moyen intelligent pour les perdre de façon localisé (et non pédaler tous les jours pendant 1h au milieu de gros baraqués, dans l’unique but de sentir le bouc, ce qui voudra dire que vous avez bien transpiré). Il vous orientera d’un point de vue alimentation et vous apportera son soutien durant vos périodes de dépressions.


Or, comme pour le coach sportif, la qualité et le conseil, ça se paye. Tout dépend donc de la stratégie initiale du Cabinet et de la typologie de vos clients. Mais tout dépend aussi de la qualité rendue et de la qualité perçue par vos clients. Si vous rendez un service de qualité et qu’il est perçu comme tel, alors votre client ne rechignera pas à payer des honoraires plus élevés.

Attention donc à ce que le client comprenne l’effort que nous avons fourni et voit qu’il n’a été fait que pour lui !

Tout est une question d’adéquation de votre offre par rapport à votre clientèle (dans ce sens là S. ;) ), à votre stratégie et même à vos ressources internes...mais aussi à la perception de votre client.


"Je ne pense pas que ce soit des campagnes institutionnelles ou des publicités "agressives" notamment sur les tarifs qui apportent beaucoup, cela n'est que mon avis MAIS"

Encore une fois, cette remarque est très juste mais elle ne sort pas du cadre de la réglementation. (Euh…en plus, le code de déonto interdit de communiquer sur nos honoraires, ou du moins cela est en orange dans le tableau de ce qui nous est autorisé, quand c’est rouge, on sort de l’ordre ;)).

Là encore, tu parles d’un point de vue qualité par rapport aux normes. Tu émets en quelque sorte l’hypothèse que nos services sont identiques à cause de cela et tu en déduis l’approche marketing de masse…

Non !

Il faut sortir des normes. Nous ne pouvons pas passer outre…et bien n’en parlons plus !

En revanche, je me bats tous les jours pour insuffler du hors normes (au second degré bien entendu) auprès des associés. Là réside notre valeur ajoutée, notre valeur tout court d’ailleurs. Respectons les normes tout en proposant du hors normes (mais pas hors normes comptables).

medium_immo.2.jpgExemple : un promoteur immobilier qui construit selon les règles du bâtiment (je n’y connais rien mais c’est un exemple). Le bâtiment sera donc de qualité, fiable, etc. Bah…normalement n’importe quel promoteur devrait pouvoir me proposer ce type de service puisqu’il s’agit des normes de la profession (n’est-ce pas R :) ?).

Bon, et bien les promoteurs se battent aujourd’hui sur les services qui les différencie. Pour ma part j’achèterais un bien immo à un promoteur si la salle de bain est équipée d’un jacuzzi SI ses concurrents n’en proposent pas.

C’est pareil dans notre métier, à nous de vendre un jacuzzi avec le bilan.

medium_stop.2.jpg

Stop aux normes ! Sortez des normes !

Elles sont incontournables, très bien, c’est intégré. Alors maintenant regardons au-delà.


"ayant été dans un environnement ou le marketing était le "ROI", il faut gérer les produits comme dans les grands des lessive sou cosmétiques."

Pour ce qui concerne la lessive ou les produits cosmétiques…oui et non…

Là tu parles de produit de grande consommation, nous nous sommes sur du service et en plus sur du sur mesure.

Si je commence à proposer une stratégie marketing de ce type aux associés, nous retombons dans la logique rendement, productivité, bilan à la chaîne MAIS, je te l’accorde, proposé dans un joli emballage…

Nous devons axer nos réflexions sur la relation avec notre client, la présentation de nos services et mettre la dimension humaine au premier plan.

De toute façon, que ton client possède une petite ou une très grosse structure, il ne faut pas oublier qu’il est souvent très seul, même entouré d’une équipe performante. Elle se situe là notre carte à jouer !

Nous connaissons parfaitement sa société, voire mieux que lui puisque la compta nous en donne une vision globale exhaustive. Nos outils nous permettent également d’avoir un vision fine aux endroits que nous jugeons stratégiques…Alors mettons cette connaissance à profit et communiquons de façon ciblée !


"La prestation comptable n'est plus qu'un produit d'appel pour vendre des produits à plus forte valeur ajoutée qui s'intégreront à moyen terme avec le produit de base.
Il faut une véritable différencitation sur les produits."


Oui c’est vrai que la presta comptable n’est qu’un produit d’appel puisque incontournable. La différence se fera comme pour les banques à la grande époque de leurs campagnes de pub « choc », sur les services annexes. De toute façon, ce n’est un secret pour personne que les entreprises font leurs marges sur les services annexes. C’est d’ailleurs pour cela que lorsque vous allez voir votre assureur ou votre banquier, il ne manquera pas de vous proposer un service qui n’a rien à voir avec la raison de votre visite…

Comme dans tous les métiers, la seule façon d’être reconnu c’est de se différencier.


"A débattre"

Effectivement, comme me disait un grand sage, il ne faut jamais être sur de ses certitudes, cela permet de rester ouvert…

"Encore félicitations pour ta rubrique"


Merci pour cet échange et j’attends vos retours sur le sujet. Je n’ai pas la science infuse, loin de là, et ma vision est forcément déformée par les expériences que j’ai eues ainsi que par celle que je vis actuellement alors…

17/04/2007

Expert-Comptable : une bonne marque !

Toujours dans le même magasine, SIC, un article titre : « communiquer rendra l’image de l’expert-comptable plus humaine »…

medium_LogoAccroche.png

…Je n’ai jamais eu l’impression de travailler avec des PNI (personnes non identifiées) !

En revanche, il est vrai que les Experts-Comptables conservent l’image de notables. Mais je ne suis pas convaincue que la communication leur donnera une image plus humaine. Ayant été freinés pendant des années sur le sujet, nous assistons depuis la déréglementation à certains débordements de la part d’un petit nombre de confrères. Quand je dis débordement, je veux tout simplement souligner que les moyens de communication les plus extrêmes sont parfois utilisés ce qui donne une image commerciale et non humaine de l’expert-comptable.

Encore une fois, il ne tient qu’à nous, responsable marketing et com’ ou collaborateurs chargés de ces métiers, d’orienter convenablement nos Cabinets en trouvant des moyens efficaces, novateurs tout en conservant ce qui vous défini le mieux : la fierté de votre profession, la mise en avant de la marque "expert-comptable", comme le souligne si justement Marcel BOTTON.

12/04/2007

Le SIC à l’heure de la communication

medium_251.pngLe numéro du mois de mars du SIC, mensuel de l’Ordre des Experts Comptables, revient sur l’assouplissement du code de déontologie concernant la place de la communication au sein des Cabinets d’Expertise Comptable.

Comment ne pas être surpris par la différence qui existe entre ces nouveaux droits et le poids des traditions qui entoure encore notre profession ?
En effet, un exemple parmi tant d’autres, nous sommes désormais autorisé à présenter des campagnes de pub sur des supports 4x3. Or, comme le souligne très justement le mensuel, le changement de mentalité au sein de notre profession n’ayant pas suivi la déréglementation, peu de Cabinets (pour ne pas dire qu’ils se comptent sur les doigts d’une seule main) se permettent ce qui passe encore pour une fantaisie de mauvais goût.

Mais alors, à partir de quel moment pouvons-nous innover sans que cela ne semble déplacé ?

Une petite précision cependant : L'exemple de cette note est extrême, même avec mon ouverture d'esprit, j'imagine mal tomber sur un 4x3 de mon Cabinet à un coin de rue, et ne change pas mon avis, donné précédemment, selon lequel notre profession ne doit pas tomber dans les travers d'une démarche purement commerciale. Je pense vraiment que nous devons conserver une relation de confiance avec nos clients. Cela passe forcément par une retenue affichée concernant les canaux de communication que nous choisissons. En revanche, je ne parviens pas encore à cerner le point d'équilibre que nous devons atteindre entre une communication devenue obligatoire dans un contexte concurrentiel et le respect de la déontologie au sens large. Je reprendrais très certainement le fil de cet aparté dans de prochaines notes, ce débat me semble très intéressant.

10/04/2007

Dénouement du séminaire

Comme je vous le disais, le séminaire a représenté la clé de voûte dans la construction du Département Marketing, entre les associés et les collaborateurs.

Il fallait que je crédibilise le Département, que je me rende crédible aux yeux des collaborateurs et que, par la même, je rende crédible le choix des associés de se lancer au cœur de cette aventure.

L’activité court métrage devait être réalisée dès l’arrivée des participants.

Mais cette arrivée fut difficile pour tous de part les intempéries et pour moi…

… Après 3 tours dans mes chaussettes sans toucher l’élastique, à cause du GPS d’un coupé sport plus esthétique que pratique (comprend qui peut :)), je suis enfin arrivée sur le lieu du séminaire. (Je précise que la prétendue merveille ne m'appartient pas, détail important pour la suite.). Cela fait partie des anecdotes mais elle ne contient aucun intérêt d’un point de vue professionnel. En revanche, je dois dire que ce fut un moment éprouvant de la journée pour mon amour propre.

Pour ceux que cela n’intéresse pas, sautez le passage en italique, vous reviendrez au corps de la note.

Partie du château à 6h30 (lieu du séminaire), je me suis retrouvée dans le sens inverse de l’endroit où je devais me rendre, au volant de la voiture d’un associé, prêtée à 6h00 pour cause de défaillance de mon GPS. Je devais aller chercher des collaborateurs à l’hôtel où ils séjournaient, au final, je suis rentrée je ne sais trop comment, sans lesdits collaborateurs…et avec une belle honte en rendant les clés du petit bijoux…qui me demandait de faire demi tour sur une autoroute sur laquelle les sorties avaient dues coûter trop cher pour être percées de façon régulière…Cerise sur le gâteau, j’ai dû téléphoner à un autre associé afin qu’il puisse me guider jusqu’à mon point de départ…Et allez expliquer à ce Monsieur la raison pour laquelle Madame Marketing se trouve dans la voiture d’un associé à cette heure matinale…Hein ?! Faites, je vous écoute… :)…et le pompon, c’est que je me suis aperçue que j’avais mal réglé mon propre GPS…J’aurais donc pu m’éviter ce moment douloureux…Ainsi que la haine farouche pour les GPS qui s’en suivie…Franchement, la petite voix qui vous demande de faire demi tour sur l’autoroute alors qu’il n’y a pas de sortie avant 50 bornes, ça ne vous énerve pas vous ?!
Bref,

Pour en revenir à nos collaborateurs comptables, au cours du café d’accueil, les collaborateurs ont découvert les listes des équipes ainsi que les noms dont je les avais affublé…Nom de réalisateurs célèbres…Les commentaires allaient bon train mais aucun n’a trouvé le thème de l’animation.

Puis, c’est le moment ! L’équipe de l’agence de com’ annonce enfin l’activité…s’ensuit un long, trop long silence…Je ne respire plus…mais au travers de mon apnée, je m’aperçois qu’ils ne semblent pas déçus mais simplement étonnés !!!

Je reprends donc ma consistance, laissée à l’aube dans le petit bolide…Après tout, je me suis battue pour cette idée, je dois donc aller jusqu’au bout !

Puis tout s’enchaîne…La découverte des déguisements, du matériel audio-visuel, les équipes se répartissent dans les salles, les scénarii sont rédigés, les tournages sont réalisés, le repas est pris, les associés et moi-même intervenons lors de la plénière, et…Voici enfin venu le moment de la projection !!!

Et bien, le moment m’a presque paru solennel ! :)

Le premier film est lancé… Je suis assise avec les associés, au premier rang, je ne vois donc pas les collaborateurs et à ce moment là, je ne préfère pas qu’ils me voient non plus d’ailleurs !

2mn30’’ après le lancement de la première pub, les « wouai » et les applaudissements ont retentis…Mais je ne vends pas la peau de l’ours avant de l’avoir tué…Et si le monteur avait mis le meilleur en premier pour cacher les navets ?! Hein ?!

Et bien non !

J’ai gagné mon pari !

Les Comptables du Cabinet qui me fait actuellement confiance, lorsqu'ils sont placés hors du code de déontologie :) sont des collaborateurs extraordinaires. Ils ont tous joués le jeu et le résultat est formidable.

Objectifs atteints tant du point vue ludique que du point de vue pédagogique ! Bravo !

Je sais que je suis ironique mais je serais de mauvaise foi si je disais que je n'avais pas d'à priori sur les professionnels de ce métier. Même si je m'efforce depuis le début de cette aventure, il y a un an maintenant, de les mettre de côté, il m'arrivait souvent de penser en souriant aux images caricaturales que l'on se fait des comptables. Mon métier consiste à ignorer mes idées reçues pour ne tenir compte que des faits mais la nature humaine est ainsi faite et je dois dire qu'ils m'ont épatée!

Les slogans sont intéressants, les scénarii truffés de références et de vocabulaire comptable habilement utilisé…Le terreau est propice au pari des associés d’associer marketing et comptabilité.

Mais propice ne veut pas dire que le pari est gagné, loin s’en faut…à suivre !

Eh bien, quelle agitation! :)

Bonjour,

Vous êtes de plus en plus nombreux à me contacter concernant ce blog et je vous en remercie.

Je vais mettre fin dès cette semaine à mon long silence…les aléas de la vie ne nous permettent pas toujours une disponibilité totale…

Je vous raconterai la fin du séminaire, qui en surprendra plus d’un d’entre vous, cf vos messages sur ma boîte mail (oh, ça fait un peu "private joke", dsl), et pleins de bonnes anecdotes à venir :)

Merci à tous pour vos retours positifs et les échanges constructifs.

J’ai atteins un de mes objectifs au travers de ce blog et grâce à vous : échanger, briser le silence trop politically correct, qui n’a jamais permis à personne d’avancer, et de tenir des réflexions constructives.

S’il y a bien une chose que mes expériences m’ont apprises c’est qu’il y a plus d’idées dans deux têtes que dans une…

Merci à tous et à très vite, cette fois, je vais pouvoir reprendre le fil :)

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27/03/2007

Anecdotes à venir

A suivre...

12:55 Publié dans Anecdotes | Lien permanent | Commentaires (0)

26/03/2007

Faites vos jeux!!

Au fait, je ne veux pas avoir l'air désagréable...mais je ne connais toujours pas vos pronostics...

D'après vous...les comptables réalisant une publicité en étant déguisés en titi, en moine, en obélix et autre Shéhérazade...ça donne quoi ?

25/03/2007

Cher blog...

...Après un mois et demi de bons et loyaux services, tu mérites de passer à la vitesse supérieure...Tu es mon premier, je vais donc essayer de ne pas te décevoir...

Je vais te relooker...sisi, aies confiance…je vais bien m'occuper de toi!

Ne vous souciez pas non plus, vous qui partagez ma surprenante expérience...cela ne m'empêchera pas de vous proposer des notes...mais ne vous étonnez pas si le site devient vert ou orange, ou si la photo change...ou si les rubriques déménagent...Je fais vite, c'est promis...Euh, je vais quand même prendre le temps de m'amuser un peu avec, avant de lui donner sa forme définitive...!!! C'est mon premier blog, je veux en profiter!!

Je remercie chaleureusement la personne qui a eu la gentillesse de me donner ses impressions concernant ce blog.
Les remarques constructives font toujours avancer...Je me mets donc en marche ! ;)

note pour plus tard : donner l'adresse de mon blog au stagiaire qui s'est vexé lorsque je lui ai expliqué que dormir devant son ordinateur donne une image passive de lui à la personne qui le surprend, dans tous les sens du terme d'ailleurs, dans le bureau... ;) .

22:56 Publié dans aparté | Lien permanent | Commentaires (0)

21/03/2007

Suite de la préparation du séminaire

Une fois le choix réalisé, il a fallu que je tienne mon cap. La confiance me donnant des ailes, et étant sûre du bien fondé de mon choix, j’ai proposé de garder le silence auprès des collaborateurs quant à l’activité. Les associés ont accepté pour des raisons différentes des miennes. Je voulais que la mayonnaise prenne, pour cela je devais instaurer un certain suspens.

Durant les 3 mois de préparation (un séminaire de 110 personnes venant d’une bonne partie de la France ne s’improvisant pas), j’ai distillé petit à petit des indices. Les associés se sont également investit et participaient à cette montée d’ambiance. Je les remercie (bien qu’ils ne me lisent pas non plus) parce que sans l’appui de la direction, un Département n’est rien, à fortiori lorsqu’il s’agit d’un nouveau Département.

Comme le choix du thème était, pour le respect de mon Cabinet je le nommerais X, « X fait sa pub », je devais réfléchir à la manière d’amener le sujet le jour J.

Afin que les collaborateurs puissent échanger dans de bonnes conditions, la constitution des équipes a été faite de la manière suivante : chaque bureau constituait de petites groupes que je combinais ensuite les unes aux autres afin de composer une équipe finale de 11 à 13 personnes.
Cela permettait aux collaborateurs de ne pas être seul dans une équipe, cela me permettait aussi de m’assurer une bonne ambiance au sein de chaque groupe. Bah…j’ai pensé que si chaque petit groupe s’entendait bien, alors la bonne humeur serait communiquée au sein de l’équipe.

J’ai ensuite attribué les thèmes de costumes par équipe en fonction de la personnalité des collaborateurs que je connaissais. Les associés se sont vu attribué le thème "nones et moines"...Cela reflétait un peu ma vision de leur métier ;)

Plus nous approchions du séminaire et plus l’ambiance était surprenante. Les collaborateurs se fédéraient autour d’un thème qu’ils ne connaissaient pas et se prenaient au jeu du suspens. Certain allant même jusqu’à m’envoyer des devinettes par mail afin de découvrir avant les autres l’activité. Je me suis prise également au jeu et cela m’a permis d’échanger avec des personnes que je n’avais jamais vu (je n’ai pas eu la possibilité de visiter chaque bureau, je ne connaissais donc pas tous les salariés).

Mais le doute quant au résultat persistait. Oui, ils allaient s’amuser puisqu’ils se piquaient déjà au jeu, en revanche, les associés et moi-même attendions un résultat exploitable par la suite.

Pour l’occasion, j’ai rédigé un livret pour chaque collaborateur. Comme vous le constatez maintenant régulièrement, je suis assez prolixe et cela m’a permis de passer un très bon moment. J’aime vraiment mon métier, je devais le communiquer.

J’ai choisi de présenter le Cabinet, les associés, nos métiers mais j’ai également voulu rédiger une partie assez conséquente sur les changements de mentalité à venir. J’ai donc abordé le thème de « comment passer du rôle de collaborateur comptable à celui de conseiller ». J’ai expliqué dans les grandes lignes à quoi correspondait une approche plus commerciale du client, les différents leviers existants lors d’une démarche de vente. Les collaborateurs comptables n’ont pas pour vocation de devenir des commerciaux et heureusement que le code de déontologie nous protège de ce dérapage, en revanche, l’écoute active permettant la vente de conseils annexes doit être pratiquée.

Pourquoi je pense qu’une démarche commerciale n’a pas sa place dans nos métiers ?

Et bien les métiers réglementés sont des métiers très spéciaux dans lesquels la relation client doit être basée sur la confiance. Lorsqu’un comptable conseille son client, ce dernier ne doit pas avoir à se demander si celui-ci veut des honoraires. Tout comme les médecins ou les avocats, nous entrons dans l’intimité du client de par notre activité. Nous n’avons pas le droit de rompre cette confiance. Et les professions réglementées sont fières, à juste titre selon moi, de cette particularité.

Je me devais donc de rédiger ce livret en prenant garde de ne laisser aucune ambiguïté sur notre rôle et la confiance qui va avec. En revanche, il était nécessaire d’expliquer qu’en qualité de conseil, nous pouvions suivre nos clients au-delà de la construction de leur bilan. Notre Cabinet bénéficiant de domaines d’activités variés, nous pouvons nous permettre de suivre efficacement nos clients quelque soit leur problématique.
A suivre, l’organisation, suite et fin, du séminaire…Et si des parieurs se cachent parmi vous, votez pour le résultat final sur une échelle de 1 à 10 (1 : médiocre, 10 : surprenant).